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Journal de Bord de Tuiga

De Barcelone à Saint-Tropez, la campagne estivale de Tuiga s’est s’achevée début octobre dans la baie tropézienne. Une saison exceptionnelle qui a été marquée par les retrouvailles tant attendues avec son sistership Hispania et des régates historiques, lors de la Monaco Classic Week, entre les quatre derniers 15 Mètres JI.  
  
Programme 2011 :
Du 20 au 22 mai : Trophée Pasqui
Du 23 au 29 mai : Les Régates Impériales (Ajaccio)
Du 10 au 13 juin : Les Classiques de Porquerolles
Du 16 au 19 juin : Voiles du Vieux Port (Marseille)
Du 13 au 16 juillet : Puig Vela Clàssica Barcelona
Du 14 au 18 septembre : Monaco Classic Week - La Belle Classe
Du 25 sept au 2 octobre : Saint-Tropez www.societe-nautique-saint-tropez.fr/
  

 


Note d'expédition Printemps / Eté 2011

17 Septembre 2011 Des régates de haut niveau > Voir en detail
16 Septembre 2011 Il y a des jours... > Voir en detail
15 Septembre 2011 Mariska à l'honneur > Voir en detail
14 Septembre 2011 Des retrouvailles historiques > Voir en detail
14 Septembre 2011 Une régate historique > Voir en detail
29 Juillet 2011 Tuiga contre Le Lion... > Voir en detail
27 Juillet 2011 Une Mauvaise Nuit > Voir en detail
16 Juillet 2011 Vela Classica Barcelona Jour 4 > Voir en detail
15 Juillet 2011 Vela Classica Barcelona Jour 3 > Voir en detail
14 Juillet 2011 Vela Classica Barcelona Jour 2 > Voir en detail

17 Septembre 2011

Des régates de haut niveau

 
Pour cette troisième journée de régates à Monaco, l’enjeu est simple. Il s’agit pour l’équipage de Tuiga de renouer avec les fondamentaux de la pratique de ce sport collectif qu’est la voile. Tuiga est un yacht exigeant, la concurrence a affiché ses motivations.
 
Mot d’ordre à bord : Montrer que nous sommes au niveau.
 
Le départ est donné dans une brise encore très volatile. Les options sont risquées, le choix est cornélien pour se positionner sur la ligne de départ. Nous choisissons le coté gauche, comme Mariska. The Lady Anne et Hispania partent du coté du comité. Le parcours choisi fait 15 milles. Les positions sont fixées dès le départ. The Lady Anne a la chance de rentrer dans une veine de vent. Hispania n’en bénéficie pas, Tuiga et Mariska dans l’ordre, sont au contact.
 
Le vent paresseux ne se lèvera que 45 minutes après le départ. Les places resteront figées dès lors que les bateaux prendront de l’appui dans leur voilure. Plus que les bascules ou options choisies sur le plan d’eau, c’est l’état d’esprit qui domine à bord de Tuiga que je souhaite célébrer par cette chronique. L’équipage à bord, déçu par le résultat de la veille, semble décidé à montrer sa valeur. Quelques changements d’équipage à bord mais tous rompus à la particularité d’un 15m de jauge comme Tuiga. Chacun s’applique à son poste et bien que The Lady Anne ait touché le vent avant ses frères d’armes, nous conservons notre petite avance sur Mariska. Hispania englué plus longtemps et manquant d’expériences ferme la marche. Le long bord de près vers Beaulieu sur mer en babord amure nous permet d’accentuer de quelques longueurs sur Mariska. La descente sous grand genaker se fait sous pression. Nous perdons 1 ou 2 longueurs mais conservons notre place. Jusqu’à l’arrivée la lutte restera intense et nous ne commettrons aucune erreur pour camper à notre 2ème place. The Lady Anne franchit la ligne largement en tête, Tuiga se classe second, Mariska troisième, et Hispania quatrième. Les classements étant effectués en temps réel, les calculs sont simples.
 
Classement Général après 3 courses validées :
1 : Mariska               5 pts
2 : The Lady Anne   7 pts
3 : Tuiga                   7 pts
4 : Hispania            11 pts
 
Les locaux de l’étape sont battus sur le plan d’eau de la principauté, c’est une évidence. Ce qui permet à Tuiga d’espérer avant de se présenter aux « Voiles de St-Tropez », que chacun soit conscient que l’esprit d’équipe est fondamental, la concentration essentielle, l’humilité nécessaire pour contenir l’excellent niveau de nos adversaires.
 
Notre principal adversaire, c’est nous-même.
 
Avis aux amateurs : De belles photos aériennes ont été prises pendant plus d’une heure après la course du jour. Les 4 15m JI , proches les uns des autres ont réalisé un ballet nautique historique. A vos magazines spécialisés.

16 Septembre 2011

Il y a des jours...

 
Il est 14h15 quand le départ est donné pour la classe des 15m de jauge. Il fait beau, la brise est faible sur le plan d’eau, les reliefs dégagés. Le paysage de la principauté reste impressionnant vu du large. Tous les ingrédients sont réunis pour qu’à bord de Tuiga, la journée soit propice à prendre plaisir et défendre notre statut de local de l’étape. Il n’en sera rien….
 
Il y a des jours…. Le titre de ce film de Claude Lellouche s’applique à toutes les situations de la vie, du sport, du yachting.
 
Nous prenons le départ à la bouée, sur une ligne dégagée. Mariska a fait le même choix que Tuiga tandis que The Lady Anne et Hispania partent de l’autre coté. Le vent est faible et nous sommes appliqué à ne pas perdre l’inertie pour ne pas nous arrêter. Nous contournons la bouée de dégagement en tête et faisons route sur la bouée au vent en essayant de rester stratégiquement placé. Tout fonctionne bien. Nous virons en tête la première marque de ce long parcours côtier de 15 Milles. Le petit génaker est établi. La brise étant instable, il est préférable d’utiliser une voile plus petite pour garder légèreté et manœuvrabilité. La grande trinquette apporte le complément en surface de voilure. Notre choix est le bon. Nous glissons sur l’eau jusqu’à la marque sous le vent en reaching babord amure. Gêné à la marque par un groupe de yachts que nous avons rattrapés, nous enroulons sans pouvoir nous glisser à l’intérieur. Chacun défend sa position, même dans les classes concurrentes. Il n’y a pas de passe-droit pour le vaisseau amiral du Yacht Club de Monaco. Tandis que nous remontons vers la bouée au vent, Mariska enroule la marque sous le vent avec une quinzaine de longueurs de retard sur Tuiga.. Nous croyons tenir notre première victoire. Il nous suffit de rester bien concentré et de contrôler a flotte de nos concurrents. Nous remontons au près en croisant de nombreux bateaux qui descendent sous spi. Sans nous en apercevoir, nous subissons des dévents qui nous font perdre du latéral tandis que les trois autres 15m ont choisi de remonter en restant à la côte, éloigné des perturbations des flottes de bateaux qui glissent sous spinaker. Quand nous prenons conscience de la perte de notre avance, il est trop tard. Mariska s’est replacé en virant assez tôt, croisant derrière Tuiga tout en conservant sa vitesse. Gêné par Avel qui défend sa position, nous sommes enfermé sous son vent. Nous ne pouvons plus virer. Contraint de rester en babord amure, The Lady Anne a également viré et croise devant nous à l‘approche de la marque au vent. C’est en troisième position que nous virons.
La tension est montée d’un cran à bord. Nous avons perdu le leadership et notre passage à la marque ne fait qu’enfoncer le clou. La décision préalablement prise pour envoyer notre nouveau genaker est finalement rejeté. Nous empannons et devons re préparer nos voiles sur l’autre amure. Le retard accumulé est désormais trop important pour espérer un bon classement sauf erreur de nos concurrents. Nous parvenons à revenir sur The Lady Anne sans pouvoir le passer tandis que Mariska s’est envolé vers la dernière bouée sous le vent avant de remonter vers la ligne d’arrivée qu’il franchisse pour la deuxième fois en vainqueur. Nous affalons tardivement notre grand genaker et pour le dernier bord de près, les dés sont jetés. The Lady Anne nous précède alors qu’Hispania est parvenu à revenir dans notre poupe.
Classement du jour :
1 : Mariska
2 : The Lady Anne
3 : Tuiga
4 : Hispania
 
Classement général après 2 courses validés :
1 : Mariska               2 pts
2 : Tuiga                   5 pts
3 : The Lady Anne   6 pts
4 : Hispania              7 pts
 
Bilan de la journée, il nous apprendre à régler nos nouvelles voiles. La grand'voile toute neuve nous pose sans doute des problèmes d’adaptation. Nos voiles d’avant, certaines neuves, d’autres inadaptées nous pénalisent dans des conditions de vent très léger. Une remise en question a lieu à bord pour tenter de faire un meilleur résultat sur la 3e course et consolider notre 2e au classement général.
 
 
 
 
Eric Dalliere.

15 Septembre 2011

Mariska à l'honneur

Premier briefing au Yacht Club de Monaco. Après examen des instructions de course, les objectifs sont définis. Les organisateurs de la Monaco Classic Week ont tracé les parcours proposés et séparé les bateaux invités en 5 catégories.
 
Nouveauté cette année, les 15 m JI sont représentés dans leur propre classe. Comme la veille, les 4 métriques régateront ensemble, mais cette fois pour un classement officiel avec 3 manches à courir. Le classement final pourra être validé même si une seule manche est courue.
 
La météo est identique à celle d’hier. Les 2 kts de vent de plus que la veille nous évitent les gros trous d’air sur le plan d’eau. La ligne est large et dégagée. Vent de secteur Sud dominant. Options radicalement opposées pour les concurrents. Nous partons au comité dans un bon timing avec Hispania tandis que Mariska et the Lady Ann sont en bout de ligne. A la bouée de dégagement, les choses sont plus claires. Les bateaux assez groupés et deux tours d’un parcours qui ressemble à une banane sont prévus.
 
A bord de Tuiga, nous nous appliquons à faire des virements bascules et à soigner les réglages. Dans un vent faible, si le bateau s’arrête, il est très difficile de le relancer. Alors nous restons sur le qui-vive et l’équipage est déplacé sous le vent pour corriger l’assiette longitudinale. Ce placement nous permet de limiter la surface mouillée, et dans le petit temps c’est une tactique indispensable. Mariska a pris le meilleur sur Tuiga en étant resté un peu plus à la côte et nous commençons notre bord au portant en tribord amure avec 3 longueurs de retard. Le petit genaker est établi. Sa coupe et sa surface sont en principe prévu pour la brise et malgré l’age de cette voile bien rapiécée, nous parvenons à garder de la stabilité, synonyme de vitesse. Nous revenons sur Mariska, à moins d’une longueur, presque engagé. Hispania navigue dans notre sillage alors que The Lady Ann s’est embourbé dans un calme. Nous affalons le genaker à une longueur derrière Mariska mais malheureusement nous ne parviendrons pas à revenir. Au contraire. C’est avec 4 longueurs de retard que nous couperons la ligne d’arrivée de ce parcours finalement raccourci à un seul tour.
 
Ayant du temps devant nous avant que nos 2 autres adversaires franchissent l’arrivée, nous avons le plaisir d’accueillir à bord Pierre et Andrea Casiraghi pour un petit baroud d’honneur autour de Pacha III. Nous renvoyons notre genaker pour assurer le spectacle et entrons dans le bassin Hercule toutes voiles dehors. Malgré quelques difficultés à affaler le grand flèche dans un espace réduit, nous nous amarrons avec un premier classement qui nous laisse encore tous les espoirs pour la suite de ce rendez vous du yachting.
 
La soirée s’annonce animée. Mariska célèbre son centenaire dans le bassin monégasque et la soirée des équipages promet d’être à la hauteur des lieux.
 
Classement Jour 1 :
1 : Mariska
2 : Tuiga
3 : Hispania
4 : The Lady Ann
 
Eric Dalliere.

14 Septembre 2011

Des retrouvailles historiques

Il aura fallu attendre 100 ans pour admirer sur un même plan d’eau 4 15 m JI se défier en régate.
C’est l’affiche de cette 10e édition de la Monaco Classic Week après avoir célébré il y a deux ans le centenaire de son yacht ambassadeur : Tuiga.
Le casting cette année au bassin Hercule de Monaco, c’est The Lady Anne, Mariska, Tuiga et Hispania, le dernier arrivé dans le clan de cette série mythique en jauge métrique.
Hispania a tiré ses premiers bords cet été dans les eaux ensoleillées d’Espagne après un long refit effectué en Ecosse et poursuivi à Palma de Majorque. L’invitation du Yacht Club de Monaco arrive à point nommé pour valoriser cet unique rendez vous historique.
Les yachts prestigieux invités à ce traditionnel rendez-vous du yachting sont restés à quai à la veille de la première manche prévue demain.
Tacitement, l’organisation et les équipages de ces 4 merveilleux métriques se sont donnés rendez vous sur le plan d’eau monégasque pour se roder et mesurer les résultats des efforts fournis pour préparer cette fin de saison festive.
Le canon a tonné pour signaler au public et rendre les honneurs à ceux qui sont venus de loin pour honorer ces 4 yachts qui sont l’élégance du yachting du 20e et 21e siècle. Le comité a mouillé un petit parcours banane pour satisfaire les paparazzis et l’histoire retiendra, ou pas…, que The Lady Anne, profitant d’un problème d’ouverture du nouveau gennaker de 385 m2 à bord de Tuiga, soufflera la victoire aux locaux. Le résultat est prometteur malgré une brise peu soutenue, et la pression est désormais du coté des trois unités méditerranéenne. Chacun a pu se roder, retrouver ses réglages avant de partager le champagne maison dans une ambiance décontractée.
 
Le classement de ce parcours honorifique :
1 : Mariska
2 : Tuiga
3 : The Lady Anne
4 : Hispania
 
Demain, les choses sérieuses commencent. La flotte des navires invités est convoquée pour en découdre à partir de la fin de la matinée avec un classement par catégorie de bateaux.
 
 
Eric Dallière

14 Septembre 2011

Une régate historique

Il aura fallu attendre 100 ans pour admirer sur un même plan d’eau quatre 15m JI se défier en régate.
 
C’est l’affiche de cette 10ème édition de la Monaco Classic Week après avoir célébré il y a deux ans le centenaire de son yacht ambassadeur : Tuiga.
 
Le casting cette année au bassin Hercule de Monaco, c’est The Lady Anne, Mariska, Tuiga, et Hispania, le dernier arrivé dans le clan de cette série mythique en jauge métrique.
 
Hispania a tiré ses premiers bords cet été dans les eaux ensoleillées d’Espagne après un long refit effectué en Ecosse et poursuivi à Palma de Majorque. L’invitation du Yacht club de Monaco arrive à point nommé pour valoriser cet unique rendez vous historique.
 
Les yachts prestigieux invités à ce traditionnel rendez vous du yachting sont restés à quai à la veille de la première manche prévue demain.
 
Tacitement, l’organisation et les équipages de ces 4 merveilleux métriques se sont donnés rendez vous sur le plan d’eau monégasque pour se roder et mesurer les résultats des efforts fournis pour préparer cette fin de saison festive.
 
Le canon a tonné pour signaler au public et rendre les honneurs à ceux qui sont venus de loin pour honorer ces 4 yachts qui sont l’élégance du yachting du 20ème et 21ème siècle. Le comité a mouillé un petit parcours banane pour satisfaire les paparazzis et l’histoire retiendra, ou pas…, que The Lady Anne, profitant d’un problème d’ouverture du nouveau gennaker de 385 m2 à bord de Tuiga, soufflera la victoire aux locaux. Le résultat est prometteur malgré une brise peu soutenue, et la pression est désormais du coté des trois unités méditerranéenne. Chacun a pu se roder, retrouver ses réglages avant de partager le champagne maison dans une ambiance décontractée.
  
Demain, les choses sérieuses commencent. La flotte des navires invités est convoquée pour en découdre à partir de la fin de la matinée avec un classement par catégorie de bateaux.
 
Eric Dallière.
 

29 Juillet 2011

Tuiga contre Le Lion...

Si Tuiga est l'élégance même d'un papillon immense posé sur l'eau lors des régates, il n'en est pas moins une pièce facile à déplacer.

Son moteur est faible, tout juste bon à faire les manœuvres  dans les ports...

Mettre une trinquette sur l'avant ne lui donne aucune souplesse; impossible de tirer des bords, et sa remontée au vent est aux alentours maximum de 60° voir plus.

Alors tenir un cap autrement qu'au vent portant relève de la gageur, tel les lourds galions espagnols revenant du Pérou chargés de l'or Incas.
Tuiga sans ces ailes, est un veau marin.
 
Jeudi s'est passé en rangement et nettoyage divers; quelques pichets de Sangria ,sans ce coucher ... à l'heure espagnole, remettrons tous le monde en forme, avant un nouveau départ décidé vendredi; La météo semble plus clémente sans être paradisiaque.
Nous larguons les amarres une nouvelle fois, équipage regonflé à bloc: Alain, le tour du mondiste , Kevin le légionnaire, Antoine son frère débarqué récemment du Cambodge, pas marin pour deux sous,  avec le chien on est cinq. Cela ressemble a une armée en déroute il faudra faire avec ...
A 9H30 tous les ponts sont franchis nous sommes dehors livrés aux éléments marins sous la houlette j'espère bienveillante de Neptune.
Barcelone s'éloigne j'y reviendrais plus tard. J'aime cette ville et sa vie débordante ..Le vent est calme, le jour s’établit, agréable.
Nous faisons route avec trinquette et moteur plein gaz, la côte espagnole défile sans histoires, les quarts se succèdent.  Je me mets à la cuisine, pas vraiment une corvée pour moi car j'ai toujours aimé préparer de bon plat pour mes amis et ma famille. L'ambiance est sympa, oubliées les misères  précédentes.
17H45,  travers de Palamos le lion approche, rugira t il ? Pas facile cet endroit, couloir où le vent s’engouffre, la mer s 'y lève trés vite.
Le vent y souffle trés fort et les bâtiments qui croisent dans le golf  à ces moments semblent souffrir; nous ne sommes pas de taille a lutter.
Le lion baille mais ne dit rien; nous entamons la traversée; surveiller le bruit du moteur, faire des rondes, lire "Le Passage du Nord Ouest"  de Ross entre les quarts.
La vie s'installe,  nous nous éternisons au repas pris dehors aux cotés du barreur. L'Afghanistan pour Kevin,
les cavalcades toutes voiles dehors dans le pacifique pour François André, un coup sur les remorqueurs en mer du nord pour finir avec les temples d'Angkor vat au Cambodge.
Les étoiles au dessus de nous , la Grande Ourse nous surveille et Cassiopée nous regarde passerl. Les miles ne défilent pas très vite, le chien se ballade sur le pont truffe au vent humant la nuit. La vie simple mais belle ...la Vraie ? en tout cas celle que j'aime.
Le vent est toujours au nord ouest, les deux tiers du Golfe sont bientôt  franchis, la brise s'installe plus fraiche sur nos visages, le petit jour arrive ...et le lion?
Le ciel est clair, le mistral monte 20,25,28 noeuds, la barre devient dûre, le bateau loffe et ce heurte aux vagues. Nos néophytes sont dépassés.
Nous partageons la tenue de la barre avec François sans mot dire...un mauvais paquet de mer inonde le carré par la descente centrale , le lion a sorti une griffe mais nous approchons des iles Porquerolles.  Encore quelques miles,  je vise du mieux que je peux la Cardinale de la passe du Grand Ribaud, et nous nous engouffrons à travers les iles; ça y est, tu peux rugir maintenant !!! Nous sommes à l'abri mais j'ai mal au bras !
il restera une nuit à passer avant d'apercevoir le port des Grimaldis à 9h30.
Nous franchissons  les jetées, ce dimanche, quelques tapes dans le dos et poignées de mains comme pour une régate gagnée, suivies d'un café bouillant, verra la fin de l'histoire...

27 Juillet 2011

Une Mauvaise Nuit

7h00 du matin nous larguons les amarres et quittons doucement le port de Barcelone les birmans de SUNSHINE nous débordent a la gaffe histoire de pas heurter nos barres de flèches quelques sourires un signe de main nous savons que nous nous reverrons mais ou ? peu importe les marins sont citoyens du monde et si le terrain de jeu est grand la famille un jour ce rassemblera dans un coin de la planète pour une régate ou autre ….hasta luego ! le pont s’ouvre le petit feux vert de la dernière jetée semble nous faire un dernier clin d’oeil amicale…cap au 062 moteur plein régime longer la cote pour arriver a minuit au cap san sebastien rendez vous est pris avec le lion sera-t-il de bonne humeur ? nous verrons les vents sont contraires nous n’avançons pas très vite « d’abord un peu de vent contraire puis les vents tourneront au nord ouest j’entends encore les paroles du routeur résonner dans ma tête « TUIGA » fait ce qu’il peut vent de face nous n’avançons guère tirer des bords carré et n’avançons pas mieux la houle s’en mêle des grains orageux nous tombe dessus les quarts s’enchainent ,le légionnaire est malade mais tant bien que mal fait son quart et toujours ce vent d’est
Au lieu de baisser il forcit nous décidons d’abattre pour descendre plus bas et contourner le lion par le sud mais le cap nous enverrait presque en Algérie la mer ce creuse TUIGA n’avance plus qu’a 2 noeuds.
Sur le fond nous n’avons pas franchi la moitié du parcours je vérifie les tanks a GO déjà plus ou moins 100 l de consommer la houle m’empêche de lire correctement la jauge a ce train et si nous allongeons notre route nous ne pourrons franchir le golf si le vent reste comme cela et que la bascule vient trop tard je ne peux me permettre de continuer…j’attends encore Kevin est de plus en plus malade le tour du mondiste est résigné a en baver il a les yeux rivés sur le compas et ne dit mot ces bras noueux crispés sur la barre s’appliquent a maintenir le cap, le chien me regarde prudent calé dans un coin cela doit lui rappeler les coups de tabac en mer du Nord sur le gabriel de clieu.. un remorqueur la nuit tombe, j’affale la trinquette la rabanne soigneusement…puis je prends la barre et vire de 180° cap sur Barcelone ma décision est prise …nous refranchirons les jetées après une nuit épuisante la mer ayant forcit la houle vent arrière nous fait rouler bord sur bord…22 h 00 dans une mer ressemblant a la mer d’iroise en hiver avec un souffle chaud pour nous rappeler ou nous sommes et que la méditerranée fait encore ce qu’elle veut quand elle veut

16 Juillet 2011

Vela Classica Barcelona Jour 4

Aujourd’hui dernier jour de régate et nous devons maintenir le cap car le résultat d’hier nous a relégué à la 3ème place du classement général. Et nous sommes à un point de la quatrième place.
Nous devons être au rendez-vous du départ et mettre toute les chances de notre côté pour réussir un beau résultat et finir sur le podium.
Nous étrennons aujourd’hui nos nouvelles tenues; ce sera short Gris foncé et polo gris à col rose  avec un discret D3 en jaune dans le dos, j’espère qu’elle nous porterons chance pour cette dernière manche.
Le gréement a également été réglé par David qui nous a fait un magnifique travail sur le mât, donnant beaucoup de vélocité au bateau. Le vent a forci aujourd’hui avec près de 15 nœuds, fraichissant à 20 nœuds ce qui ne sont pas forcément les meilleures conditions pour les appendices de Tuiga.
Nous prenons le départ, cette fois ci ni trop tôt, ni trop tard, au vent de tous nos concurrents, pour un parcours de 13 milles. Un premier bord de prêt suivi d’un bord de spi nous permet d’accrocher Marikita, mais le bateau à ne pas laisser devant nous aujourd’hui est Moonbeam III.
Nous faisons une régate superbe car le dernier bord de prêt nous offre des croisements successifs de toute beauté entre nos concurrents. Cela nous donne une vision encore plus magique de ce que nous vivons et nous rappelle que nous naviguons sur des machines extraordinaires tant par leurs performances, sans cesse surprenantes et qui ont tendance à nous faire oublier leur 100 ans d’âge, que par leur beauté sur l’eau.
J’aime bien comparer ces bateaux à des papillons; un petit corps et des grandes ailes avec beaucoup de grâce et d’élégance.
Nous terminerons 3ème de cette dernière manche, nous permettant de conserver notre 3ème place au classement général et ainsi de rapporter une coupe aux Y.C.M; elle est plus petite que celle des dernières régates mais nous donne envie de revenir sur ce fabuleux terrain de jeux qu’est la rade de Barcelone.
Classement définitif :
1: moonbeam III
2: Mariquita
3: Tuiga
4: Moonbeam IV
5: Mariska

15 Juillet 2011

Vela Classica Barcelona Jour 3

La première place à la course d’hier met une grosse pression à l’équipage pour maintenir le rang de notre classe. Aujourd’hui un vent plus fraichissant nous accueille sur le plan d’eau avec un vent toujours orienté sud, sud-est.
La cote de Barcelone plus connue sous le nom de Costa Brava n’offre pas un relief en mer ni même une île en face qui servirait de marque de parcours, le comité de course nous a donc donné des points GPS de bouée à virer et en fonction du vent il choisit un ordre de passage de ces marques pour réaliser un parcours, il nous a organisé aujourd’hui un parcours de 16 miles.
Nous sommes un peu surpris de ne pas avoir de nouvelle du comité de course à la VHF, alors que l’heure de mise à disposition (13h00) à sonné, nous décidons donc de nous rapprocher rapidement de la ligne de départ et nous entendons l’avertissement des 5 minutes avant le départ, la VHF nous a planté ! Nous nous habituons peut être un peu trop à ce genre d’outil en oubliant parfois de regarder le pavillonage du bateau de comité, qui lui est fiable à 100%, mais il est vrai que sur ce genre de bateau nous préférons regarder nos concurrents avant le départ que le mat de pavillon. Je vous laisse imaginer la tension à bord de Tuiga pour passer la ligne et éviter de perdre trop de temps sur la ligne de départ décidément nous n’avons pas de chance sur les départs de Barcelone.
Nous devons jouer serrés pendant toute la course pour essayer de combler notre retard par des choix tactiques, qui vont nous permettre de rattraper en temps réel Moonbeam III, mais nous arriverons 4 ème en temps réel et 4ème en temps compensé après plus de 3 heures de courses, l’équipage est lessivé et un peu décontenancé par ce résultat.
Classement du jour :
1: Mariquita 
2: Moonbeam III
3: Moonbeam IV
4: Tuiga
5: Mariska

14 Juillet 2011

Vela Classica Barcelona Jour 2

Le bateau est amarré dans le port de Barcelone pour la quatrième régate de la saison : Vela Clàssica Barcelona.

Nous sommes heureux cette année que Tuiga puisse participer à une bonne partie des régates du circuit des classiques car c’est l’occasion de retrouver nos challenger : «Moonbeam III», «Mariquita», «Mariska» et «Moonbeam IV» le plus grand de notre classe avec 35 mètres.
Pour la première journée, nous sommes accueillis par la pluie qui tombe en trombe depuis 4 heures du matin mais l’accueil exceptionnel du R.C.N.B (Real Club Nautico Barcelona) nous fait vite oublier le mauvais temps.
 
Nous attendons en mer près de 3 heures avant d’avoir un vent établi au sud sud-est pour que le comité décide d’envoyer une manche : ce sera un triangle, nous sommes le premier départ, la procédure est lancée. Les 10 minutes qui précèdent le départ sont toujours très excitantes avec une bonne dose d’adrénaline surtout quand on connaît le poids de Tuiga (près de 40 tonnes) et toute l’inertie que cela représente. L’arrivée de «Moonbeam III» et «Mariska» nous oblige à virer 20 secondes trop tôt pour rejoindre la ligne de départ. Tous nos efforts pour essayer de ralentir le bateau sans perdre non plus toute la vitesse sont vains puisque nous passerons la ligne 3 secondes trop tôt ce qui nous vaudra d’aller la repasser en perdant tout le bénéfice d’un beau départ.
 
Le plan d’eau de Barcelone est très technique avec des courants et des zones de vents bien identifiés. «Tuiga» étant derrière après ce départ manqué nous devons prendre les options qui vont nous permettre de rattraper la flotte. La vélocité de «Tuiga» et le très bon travail de l’équipage pour relancer le bateau après chaque virement nous permettent de rattraper «Moonbeam III» puis «Mariska» et par surprise au passage de la bouée au vent nous arrivons bord à bord avec «Moonbeam IV», que nous passerons sur le bord de travers pour rejoindre la deuxième bouée de parcours.
 
«Mariquita» fera la course en tête et coupera la ligne d’arrivée 5 min 45 avant nous, mais notre rating nous permettra de sauver notre temps et de prendre la première place avec 17 secondes d’avance. La lutte des prochains jours risque d’être féroce.
 
Classement de la première manche :
1-Tuiga
2-Marikita
3-Moonbeam IV
4-Mariska
5-Moobeam III
 
Thibault Liger-Belair, équipier-tacticien pour Tuiga